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Regarde comme mon portefeuille est troué de désespoir, depuis que mes tourments ont perdu leur couvercle. Je regarde les couverts du bonheur comme des interdits et la vie pour moi devient comme une prison sans gardien. La musique de mes pas me renvoie un rythme sans écho brouillée par la cacophonie de mes propres intentions. La peur qui chausse mes tripes a choisi une pointure pour enfants. Aussi mes cors épais et comprimés crient à la douleur. Mon pays intérieur en feu panique et réclame des pompiers mais aucune boussole n'indique le chemin de leur caserne. La désintégration de l'esprit n'est pas à l'ordre du jour, mais les manteaux sacrés de la retenue sont déjà tombés. Maintenant que s'est enfui mon besoin sordide mais courtois de partager sans procuration la souffrance des autres, je déposerai sur ma plate-forme de malheur et de misère un seul bouquet de fleurs qui embaume la conscience et, dans le silence, réhabilite la joie de vivre